Au Québec, la Révolution tranquille, dans les années 60,
n’a pas réussi à enlever toutes les références à l’Église catholique. Il suffit de tendre l’oreille dans une soirée pour entendre des noms d’objets en relation avec le culte de Dieu.
Les anticléricaux peuvent se rassoir, il n’y a pas encore de retour massif vers la maison du seigneur au Québec. Bien au contraire. Le québécois détourne bien adroitement les symboles de la religion pour exprimer ses plus intimes émotions. C’est ce que nous appelons le sacre, ou sacrer.
Selon Wikipédia, le sacre n’est pas seulement composé d’interjections dans la langue populaire québécoise. Le sacre se fait aussi substantif (« p’tit crisse »), qualificatif (« crisse que j’t'aime »), verbe (« j’ai crissé ma job là ») ou même adverbe (« c’est crissement beau »).
La nature polymorphique du sacre est extrêmement bien décrite dans le film “Bon Cop, Bad Cop“, qui fit fureur en 2006 au Canada. Un policier francophone explique à son homologue anglophone toutes les finesses et déclinaisons du sacre dans le joual québécois. Une référence en la matière !
Pour les plus fainéants, ou les moins avertis, Ciboire propose depuis 2001 l’Insultatruc Virtuel Québécois, la machine à créer des sacres (via Presse Citron). Si vous souhaitez approfondir le sujet et enrichir votre vocabulaire, de nombreux sites et études linguistiques répertorient les sacres et leur utilisation. Pour certains, ce sera l’occasion de renouveler leur lexique.

Ça été super chouette de te rencontrer cher Laurent, J,ai trouvé l’expérience très intéressante. Je vais surement y aller au prochain.
Porte toi bien!!
Alain
> Pour les plus feignants….
C’est koé ça calisse ? On dit “fainéant” ici ostie
lol
Tu m’as bien eu Éric. Je corrige immmmmédiatement
Aaaahhhhhhhhh ! “Nous-z-aut’” pis notre inventaire de la sacristie…
Le plus drôle, c’est que j’ai goûté, avec bonheur, à de vieilles chansons françaises (”chansons à boire”, of course!) persillées de “c’ti-là ”. Un rapport ? Sachant que ces refrains avaient poussé leurs premiers cris dans les berceaux primitifs de notre peuple québécois (je pense à la Bretagne, la Normandie -aarrgghh- , les Charentes….) Il doit y avoir la même chose du côté de l’Auvergne, non ?
Et oui, nous avons aussi de merveilleuses chanson paillardes en région Arvene. A l’école, nous avions notre paillardier qui listait les plus joyeuses ritournelles de nos anciens. J’ai vécu dans le beaujolais où les chansons à boire étaient présentes à tous les repas. Hélas, cette belle tradition se perd ;(